Jean Fourton, Freud franc maçon. Ed. Lucien Souny, 2012.

Jean Fourton a produit un livre aux éditions Lucien Souny sur Freud, franc-maçon. Sigmund Freud né en 1856 mort en 1939 entre à l’âge de 40 ans, en 1897, dans Ordre indépendant du B’nai B’rith, Les fils de l’Alliance ». C’ est une organisation juive toujours en activité dans le monde, calquée sur les organisations maçonniques Elle fut fondée en 1843 en réaction à l’exclusion des juifs des loges maçonniques en Allemagne. En France, le B’nai B’rith, composé de 63 loges, n’est pas considéré comme Loge maconnique par les trois plus grandes obédiences. Quand Sigmund Freud entre dans la loge Wien, ce n’est pas encore l’homme reconnu comme fondateur de la psychanalyse. Il est marié, père de trois enfants, est inquiet du climat d’antisémitisme qui règne dans son pays en Autriche. Son affiliation à la maçonnerie lui a permis d’avoir un soutien moral et d’exposer devant un auditoire captif ses travaux. Ainsi, ses deux premières conférences, en décembre 1897, sont consacrées au rêve – la « voie royale qui mène à l’inconscient » – et à son interprétation ; il publiera l’Interprétation du rêve en 1899. Il restera en loge de 1897 jusqu’à sa mort en 1939.

Pour S. Freud, être franc maçon lui a fait mettre en paroles sa conceptualisation de l’inconscient et de la psychanalyse. La loge est aussi pour lui un lieu de parole réglementé, qui autorise la créativité. L’une des différences entre la maçonnerie et la psychanalyse que S. Freud relève est que nombre d’obédiences ont pour objet de chercher « la » vérité, alors que l’analyse donne à un sujet la possibilité de découvrir la sienne.

Autres personnalités de la psychanalyse connues en maçonnerie : Max Graf, le père du « petit Hans », ainsi que ceux d’Einstein ou de Stefan Zweig, membres du B’nai B’rith.

Sources : Jean Fourton, Freud franc-maçon, aux éditions Lucien Souny ; Wikipédia ; CAIRN.

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